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La sphère de Lilou

Comme un besoin de s'exprimer sur la toile...

Boule à Zéro, une magnifique BD sur une petite fille hospitalisée

Publié le 4 Mars 2012 par lilou83600 in Critique de Livre

Synopsis : Zita, une fille âgée de douze ans, atteinte d’une leucémie est à l’hôpital La Gaufre depuis un certain temps. Elle connaît la plupart du personnel et des malades. Bientôt ce sera son treizième anniversaire et pour l’occasion, elle a décidé d’organiser une fête en espérant que cette fois-ci sa mère sera présente… À cause de son traitement, Zita n’a plus beaucoup de cheveux. Elle préfère donc se raser la tête d’où son surnom « Boule à zéro ». Et c’est pour cela que tout le monde la prend pour un garçon. Zita malgré sa maladie ne baisse pas les bras. Zita ne manque pas d'humour et pourtant au fond d’elle-même elle est triste car elle manque profondément d’amour ce qui fait que son cœur tombe parfois en panne. Ainsi quand quelque chose l’affecte, il s’arrête et elle tombe par terre inanimée.

 

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UNE HISTOIRE TOUCHANTE ET PLEINE D’HUMANITÉ !
« Boule à zéro » est une nouvelle série sur un thème peu abordé dans le monde de  la bande dessinée, celui des enfants malades hospitalisés. Un sujet délicat et pourtant le scénariste Zidrou (« Protecto » chez Dupuis) a su le traiter subtilement avec humour et sensibilité. Ainsi avec ce premier tome, le plein d’émotion est garanti. Il est d’ailleurs difficile de ne pas avoir la larme à l’œil ! Heureusement certaines répliques redonnent vite le sourire et laissent espérer un avenir meilleur pour ces petits malades. Le personnage de Zita permettra sans doute à certains enfants et à leur famille de s’identifier et de leur donner le courage de se battre contre la maladie.   En effet, avoir un enfant à l’hôpital n’est pas toujours facile. La mère de Zita n’arrive pas à accepter ce qui arrive à sa fille et n’a pas le courage d’aller la voir. Même si Zita est persuadée que sa mère l’aime, elle est profondément meurtrie par le fait qu’elle ne lui rende jamais visite et souffre de son absence. C’est la partie du scénario la plus triste. Par contre, en ce qui concerne le côté humoristique, ce sont les paroles, le comportement et les surnoms des malades. Malgré leur état, ils paraissent tous d’un naturel plutôt optimiste et se jouent de leur maladie avec ironie. Il faut dire que Zita a aussi un don particulier pour remonter le moral de tous ses amis. Elle a d’ailleurs fait un pacte avec le Docteur Semoun son médecin traitant qui a de l’embonpoint : si elle guérit, il maigrit. Zita a aussi un amoureux qui s’appelle Pierrot et chaque fois qu’elle le voit cela lui donne du baume au cœur. Mais elle n’aime pas trop quand Jellilah, une jeune et belle infirmière s’approche trop près de lui ! Au niveau du dessin,Serge Ernst, a croqué des personnages attendrissants et sympathiques, les rendant très attachants. Ainsi c’est leur personnalité qui capte plus l’attention que l’environnement où ils évoluent, bien que leurs tenues rappellent toujours qu’ils sont dans un hôpital. Ce premier tome intitulé « Boule à zéro » est donc avant tout un message d’espoir pour tous les malades atteints de maladie grave.

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