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La sphère de Lilou

Comme un besoin de s'exprimer sur la toile...

[Critique de film #5] : Supercondriaque

Publié le 29 Juillet 2014 par lilou83600

[Critique de film #5] : Supercondriaque

C'est facile de cracher sur cette catégorie de films qu'est la comédie populaire. Ce cinéma là n’est pas fait pour impressionner l’opinion par son ambition révolutionnaire. Ici, profil psychologique, portrait social et politique, représentation réaliste du quotidien par l’Image ou auto-satisfaction culturelle : on est dans le vulgaire, le commercial.

Non. Il s’agit UNIQUEMENT, de plaire au spectateur, de provoquer l’abrutissement émotionnel. Abrutissement, dans le sens ou toute réflexion est remisée au profit du divertissement. Et l’objectif est atteint. De manière tout à fait inconséquente. Il faut ainsi, au delà de toute critique, respecter le film pour ce qu’il est.

Dany Boon dégage  donc d’un pitch tout ce qu’il y a de plus Walt Disney : un scénario aux ressorts improbables cherchant à provoquer l’émotion par accumulation de bons sentiments appuyés par une mise en scène de téléfilm et une musique larmoyante assez insupportable… Mais aussi, un rythme humoristique trèèèès élevé.

SUPERCONDRIAQUE+PHOTO3Le rire l’emporte par conséquent sur les larmes. Car Dany Boon utilise ce prétexte pour proposer une énième déclinaison de son one man show d’il y a 20 ans : les aventures d’un type un peu con et névrosé. Si cela fonctionne déjà bien, la touche d’humour supplémentaire vient de personnages dont la répartie affûtée est un contrepoint solide à défaut d’être subtil aux gags visuels et sonores habituels de Dany Boon.

Aussi, en amuseur de masse, il fallait montrer un échantillon de notre société de 2014 dans l’accumulation de situations, personnages et caractères clichés. Malgré tout, la critique sociale semble plus opportuniste que justifiée et l’ensemble fonctionne uniquement grâce à l’énergie communicative de chaque acteur, et la volonté de privilégier l’énergie comique au dépends de toute crédibilité scénaristique.

Détail important : le lieu commun assez choquant voir raciste, concernant les immigrants sans papiers, se révèle être une intrigue à part entière qui, bien qu’inintéressante et inutilement longue, dénote par sa démesure la volonté de ne pas se moquer gratuitement. 

Au final, SUPERCONDRIAQUE est une comédie populaire. Comprendre par la, qu’il s’adresse à la masse – dont je fais partie,  et donc ne se juge pas sur ses qualités cinématographiques mais à l’applaudimètre.

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